04/07/2009 Biographie Dictionnaire Textes Album Images Répondre Contact
Photo du jour
Photo du jour
 
 
 
it’s again between old and new 03/07/2009 - 16:06:04
"in this case, the goal is to look at the pieces, looking how Haydn and Stockhausen [..] have worked to the same kind of ideas but very differently, of course. So, it’s again between old and new, and somewhere a way to bring the audience to a certain reflection on composition." [Pierre-Laurent Aimard, pianiste, chef d’orchestre et directeur artistique, introduisant la retransmission du concert qu’il donna à Aldeburgh, avec le Chamber Mahler Orchestra, le 27 juin ; au programme la 45e Symphonie, "les Adieux", de Haydn, Kontra-Punkte de Stockhausen et le 5e Concerto, "l’Empereur", de Beethoven / BBC 3, 29/06] Le meilleur de ce que j’ai entendu de l’édition 2009 du festival d’Aldeburgh, à ce jour 7 des 14 concerts retransmis par BBC 3, c’est sans hésiter le Duet for piano and orchestra de George Benjamin. Abouti, cohérent, exigeant sans cacher ce qu’il doit à la musique des compositeurs qui ont précédé, et d'un spectre expressif particulièrement large.

[lu/ce que j'en dis]
Elle m'attend 03/07/2009 - 14:58:08
Elle est là, m’attend, "vous n’êtes que deux, on va pouvoir commencer." (arrivant hier soir à Saint Sauveur pour la seconde projection de la soirée, après Snow, film bosniaque d’Aida Begich, Yumurta, film turc de Semih Kaplanoglu).
J’ajoute que s’il y a un point que j’inscris sans hésiter à l’actif de Lille 3000 – Europe XXL, c’est la gentillesse des jeunes qui accueillent le public. Quant au reste, j’y reviendrai.
Elle me demande 03/07/2009 - 12:42:08
Elle me demande si je vais à Avignon. Je lui dis que je ne sais pas, que je n’ai pas décidé. En fait, plutôt qu’à Aix ou Avignon, j’irai à Helsinki. Parce que – bonne raison – je n’y suis jamais allé – ne jamais refaire – et qu’il s’y déroule un festival – quand même – bien alléchant. Je pourrais aller à Venise ou/et Istanbul, visiter la biennale. Me nourrir de ce renouvellement, cette création qui me sont nécessaires et que je trouve davantage dans les arts visuels, le théâtre, la danse, presque tous les autres arts, en fait, qu'en musique.
l’ennemi 01/07/2009 - 00:02:21
"l’ennemi, c’est la paresse, se contenter d’être soi." (Krzysztof Warlikowski / Télérama n° 3103, 01/07)
p... (piscine, rengaine de saison) 30/06/2009 - 14:11:57
montrer ensemble et sur le même plan des œuvres issues de domaines traditionnellement séparés : art mineur et populaire d’un côté, fait par des "auteurs" ; art contemporain de l’autre, créé par des "artistes". // cela raconte d’une autre façon l’histoire proposée par l’opéra. // D’un côté un art qui s’ignore, de l’autre des artistes qui font un pied de nez à l’esprit de sérieux en s’en inspirant et dont les œuvres permettent finalement de regarder la B.D. autrement.

certaines B.D. animalières ont plusieurs clés de lecture et s’adressent donc à un double public, enfantin et adulte.
Premier acte. Contains language which may offend. Alors que nous n’avons encore rien vu du spectacle, may be unsuitable for young audiences. un homme rumine à voix haute, Yes, I am aged 16 or older s’attirant des "chut !" Le plus bête des comportements ? Juge avant d’avoir vu. OK/Cancel Pire, s’est déplacé, a payé sa place afin d’assister à un spectacle dont il savait qu’il ne l’aimerait pas. scénarios décalés

Garçon, bras tendus, s’apprête à sauter dans une piscine, vide. // Deuxième acte. Le décor se fend en deux parties, qui s’écartent, laissant apparaître une p... DON’T LEAVE HIM ALONE WITH CHERNOBYL // La p… est éclairée par d’immenses verrières multicolores en demi-cercle, qui donnent une grande luminosité à cet espace.

les personnages de Disney s’immiscent partout
carpette, peau de bête à tête de Mickey Disney et manga, dont les créatures sont présentées par le Brésilien Nelson Leirner comme les nouveaux maîtres impérialistes étendant leur domination sur le monde industrialisé. Troisième acte. La p… est toujours là, mais il faut imaginer. Imaginer la mer, tandis que Mickey ressuscité, alias le Berger, entraîne Jojo, Michou, Maisy et ses deux copines en une farandole. Et que s'allume le soleil...

... S. U. N., en lettres lumineuses. 20 years after the disaster, Chernobyl’s landscape reminds one of a barren planet. Even more damage was made to local residents, their bodies and minds alike. Red Cross provides them with both medical and psychological assistance. Recently, radiations linked illnesses have increased. Please support us. Keep up your interest in Chernobyl.

- NOTRE ATTITUDE CONSISTE NON SEULEMENT À DÉBORDER LA CATÉGORIE « ART » MAIS AUSSI À QUESTIONNER ET METTRE EN DOUTE LE DISCOURS SOCIOLOGIQUE DONT NOUS NOUS SERVONS.
- EN LUI OPPOSANT LA RÉALITÉ CONCRÈTE DES EXPÉRIENCES RÉALISÉES !

Il, a creusé un trou, de la taille d’une tombe, qu’il a tapissé de plastique bleu – environné de roches, maisons couleurs de terre – p… autour de laquelle se concentre la vie du village. Elle, regarde, de loin.

Nous attirons l’attention des visiteurs sur le fait que le sous-sol de l’exposition est consacré à la bande dessinée érotique.


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David Rosenberg et Pierre Sterckx, commissaires de l’exposition VRAOUM ! trésors de la bande dessinée et art contemporain / Paris, La Maison Rouge (28/06)
- Arnaud Colcomb, Trophée de chasse
- Denis Guéguin, concepteur vidéo de la nouvelle production du Roi Roger, opéra de Karol Szymanowski, direction musicale Kazushi Ono, mise en scène Krzysztof Warlikowski / Paris, Opéra Bastille (28/06)
- Hear & Now / BBC 3 (27/06)
- Collectif Photo-shop, Les nouveaux publicitaires / Lille, Tri Postal (27/06)*
- La Piscine / Roubaix**
- Claudia Llosa, Fausta (29/06)
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... imaginer... 28/06/2009 - 08:21:27
"Sur la Grand-place, il faudra imaginer Budapest. Il y aura de grands baquets que chacun pourra utiliser pendant le Midi-Midi. Protégés partiellement du reste de la ville, on pourra se changer, se retrouver dans des bains chauds..."*


... quelques portants, un peu de tissu, deux ou trois banquettes et à peine plus de tabourets. Les participants aux enterrements de vie de garçon/jeune fille continueront de faire trempette dans le bassin de la déesse, tandis que les autres imagineront Budapest, et les baquets, et les bains chauds. Chaud ? Très chaud ? Tiède, plutôt.

* Europe XXL, Programme, Supplément à La Voix du Nord du 18 février 2009.
Lille, 26 juin... 28/06/2009 - 00:00:24
20h50...

20h56...

20h58...

21h...

21h02...

...*

21h03...
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... Collectif Photo-shop, Les nouveaux publicitaires / Lille, Tri Postal.
rdp2 03 [IMC Music World News #21/2009] 27/06/2009 - 23:13:28
Nouvelles d’un monde qui bouge. Avec le portrait de cet Australien, prêtre catholique qui, à l’écoute de ses paroissiens, marie celle de ces musiciens qui poursuivent l’œuvre du Créateur en inventant la musique d’aujourd’hui. À l’origine d’Ars Musica Australis, il multiplie les commandes, rémunérant les compositeurs au moyen de l’argent gagné dans la vente de pièces d’art aborigène. Il a récemment, pour marquer les 100 ans du Conservatoire de Sydney, commandé 100 pièces, à 100 compositeurs. Australiens, mais pas seulement, puisqu’on compte parmi eux l’Estonien Arvo Pärt ou l’Américain John Corigliano. [Make a joyful noise unto the creator / The Sunday Morning Herald, 15/06 (1)]

D’un monde qui s’en va, celui de l’art tel qu’on le consomme en allant écouter un concert, voir une exposition. Le rapport du National Endowment for the Arts montre que, au moins s’agissant des États-Unis, le public de l’art continue de diminuer et de vieillir. Ainsi, selon ce rapport, près de 35% des Américains adultes, soit 78 millions de personnes, ont en 2008 visité un musée ou assisté à une performance artistique. Contre 40% en 1982, 1992 et 2002. Particulièrement concerné, le public des concerts de musique classique et de jazz, mais aussi de l’opéra, du théâtre et du théâtre musical, a diminué de moitié depuis 1982, soit la diminution la plus importante, toutes formes d’art confondues. Particulièrement touchée la tranche d’âge des 45 à 54 ans. Le nombre d’adultes pratiquant un art, de création ou de représentation a, par ailleurs, également diminué.
À l’opposé, ce rapport souligne le "nombre substantiel" de personnes qui expérimentent l’art en ligne. Ainsi 40% des adultes qui, pour une raison ou une autre, se sont connectés en 2008, ont utilisé Internet pour regarder, écouter, télécharger ou envoyer un contenu artistique. 30% des adultes qui utilisent Internet le font au moins une fois par semaine pour consommer des performances musicales, théâtrales ou chorégraphiques. Plus de 20%, enfin, se connectent au moins une fois par semaine pour regarder de la peinture, de la sculpture ou de la photographie. [NEA reports decline in arts audiences for 2008 / Los Angeles Times, Culture Monster, All the arts, all the time, 15/06 (2)]

D’un autre monde qui s’en va. Celui de la polka, dont les pratiquants américains déplorent qu’elle ne fasse plus, désormais, l’objet d’une catégorie distincte aux Grammy Awards. […] the sad truth is that the world of polka – like all things that once enjoyed a great heyday – is shrinking, a fact the Grammy move has not only dramatized but documented. […] Yet at one point, polka was huge in this country. [...] Yet the irony remains that as the audience has gotten smaller, the field has become more richly complex. [...] To polka's most passionate advocates, the battle to keep the music alive continues. [Howard Reich, Is polka dying? After Grammy slight, fans wonder / Chicago Tribune, 21/06 (3)]

Over the next five years, digital technologies will become increasingly widespread across all segments of entertainment & media […] The accelerated migration to digital technologies has reinforced and proliferated new consumption habits and "digital behaviours" as consumers seek more control over where, when and how they consume content while, more than ever, watching the pennies and seeking the best value from the choices they make. The advances in digital are enabling this with ease. […] Consumers are taking control in various ways. They are adopting "time-shifting", using digital video recorders and video-on-demand to free them up from the TV schedule enabling them to watch what they want when they want. […] However, companies are still struggling to adapt their current business models to ensure that they are monetizing their digital content and capturing the revenues. […] But for each of the industry's diverse segments to participate fully in this growth, they will first need to embrace the digital future. [mi2n, 21/06 (4)]

Il est aussi question, dans la dernière revue de presse de l’IMC, de la place de l’art dans l’éducation, de son poids dans l’activité économique, de l’importance des questions relatives à l’art en politique, de leur instrumentation à l’approche des échéances électorales [All talk, no action on arts promises / Sunday Morning Herald, 15/06 (5) ; Sam Dillon, Study Finds Instruction in Art Lags in 8th Grade / The New York Times, 15/06 (6)]

D’une Afrique qui, touchée par la crise, continue de négliger l’une de ses ressources les plus importantes, la créativité de ses auteurs-compositeurs, de ses compositeurs, de ses groupes. Dont le secteur musical pourrait et devrait, s’inspirant de l’exemple de Nashville, connaître un avenir brillant. As Nashville shows, it takes more than a rich cultural heritage to improve the fortunes of musicians and the wider economy. Getting the laws right, enforcing them and letting entrepreneurs and musicians do the rest is what worked for Nashville and it can work for Africans. [Franklin Cudjoe, Mark Schultz et Alec Van Gelder, Africa: Music, Money And Growth / Business Daily (Nairobi), 24/06 (7)]

Il est enfin question, entre bien d’autres choses, mais je m’arrêterai là, d’un orchestre, le New York Philharmonic, dont toute l’histoire est désormais accessible sous formes de listes, de chiffres et de statistiques [Daniel J. Wakin, Philharmonic Puts Its History by the Numbers Online / The New York Times, 23/06 (8)] ; d’un critique qui avoue s’être formé peu à peu et souhaiter pouvoir effacer de toutes les mémoires une bonne partie des articles qu’il a écrits, vœu dont la réalisation semble de plus en plus compromise en cette ère de numérisation galopante. [Tim Page, The Education of a Critic / Opera News (9)]

(1) www.smh.com.au/news/entertainment/music/make-a-joyful-noise-unto-the-creator/2009/06/14/1244917933540.html
(2) latimesblogs.latimes.com/culturemonster/2009/06/nea-reports-decline-in-arts-audiences-for-2008.html
(3) www.chicagotribune.com/entertainment/music/chi-0621-polkajun21,0,4677439.story?track=rss
(4) www.mi2n.com/press.php3?press_nb=120819
(5) www.smh.com.au/national/all-talk-no-action-on-arts-promises-20090614-c7hi.html
(6) www.nytimes.com/2009/06/16/education/16scores.html?ref=us
(7) allafrica.com/stories/200906231161.html
(8) www.nytimes.com/2009/06/24/arts/music/24orchestra.html?_r=1&ref=music
(9) www.metoperafamily.org/operanews/issue/article.aspx?id=5254&issueID=335
My parents 27/06/2009 - 09:45:32
"My parents are still alive and healthy, and I sing for a living, I’m lucky." [Chris Isaak / Taratata, France 2, 26/06] // L'art n'a pas à exercer d'autorité. Quand l'art acquiert une quelconque autorité, il meurt. [DAZAI Osamu, "Il y a tout de même une Providence…", Cent vues du mont Fuji, récits traduits du japonais par Didier Chiche, éditions Philippe Picquier, p. 182]
mélange 26/06/2009 - 13:38:09
La nouvelle, bonne nouvelle du jour*, c’est celle de l’acquittement de Nedim Gürsel, "qui était accusé d'avoir incité à la haine religieuse dans son dernier roman Les filles d'Allah." Lu – De ville en ville, ombres et traces, où Gürsel évoque une suite de lieux en éveillant le souvenir d’écrivains qui leur furent liés – vu et entendu – il y a quelques mois à la Villa Départementale Marguerite Yourcenar, où il participait à une rencontre d’écrivains dans le cadre de Lille 3000–Europe XXL.

Il m‘arrive, surtout depuis qu’un film de plus n’alourdit plus mon budget, d’aller au cinéma pour la plus légère des raisons – on va dire, par exemple, la bonne tête d’une actrice, Rachel Blanchard – et de tomber sur un film plus que médiocre : Toy Boy, du réalisateur David MacKenzie. Il m’arrive, seulement, car il y a tant de livres "à lire", de musiques "à écouter", de films "à voir"… que je m’écarte rarement de ce programme, déjà pantagruélique.

La crise, à laquelle ils sont confrontés depuis bien plus longtemps que le commun des mortels, semble n’avoir rien appris aux professionnels du disque. Qui continuent de lancer, relancer de jeunes, moins jeunes artistes. Selon des modèles pourtant éculés. Ainsi de David Garrett, violoniste, dont j’ai été surpris de constater, il y a quelques jours sur Arte, qu’il était passé du modèle Joshua Bell au modèle Nigel Kennedy.

* ayant écrit ceci, je trouve, à propos de cette information, la même expression sur le site du Nouvel Observateur ; pas une raison pour en changer.

La photo du jour, ça aurait aussi pu être ceci :

"Musique d’…"

ou, ceci :

"Lille..."

voire ceci :
[...]
amorce d’une autre série à venir, ou pas…
comprendre 25/06/2009 - 23:22:31
"Comprendre que l’écoute est une chose qui n’a pas de limites si ce n’est nos propres craintes [ce qui passe par] une forme de courage, de force vitale, aussi. Parce qu’on peut très bien avoir peur de tout, de la musique, de la poésie, de la science, de l’astrophysique, de la mort, de l’amour. […] La grande question, c’est le lien, c’est vraiment retrouver le lien avec le monde, avec soi, avec... Et la musique est quand même une des plus belles matières pour faire ces expériences-là. […] Riez de vos propres craintes et allez de l’avant. Non pas pour être dans le progrès, mais pour comprendre l’infinité des mystères qui sont là, parce que franchement il n’y a aucune certitude. […] dans le monde de la science [..] la notion de matière, d’énergie, de temps, d’espace, en 20 ans, a complètement explosé. Et de ce point de vue-là, je crois que la musique est un peu en avance sur ce qu’était en train de découvrir la science [..] Il y a des musiques qui donnent des espaces de vastitude et d’inquiétude, sans terreur, qui bouleversent autant que les nouveaux concepts scientifiques." [Philippe Schoeller / France Musique, Miniatures, 18/06]
Pertinence du propos, que n’égale pas tout à fait celle de la musique. Sentiment que j’éprouve parfois au contact des artisans – compositeurs, ensembles, interprètes – de la musique dite "contemporaine" – Schoeller, donc, Aymard et autres Arditti. Dont les propos, la démarche m’apparaissent plus intéressants que la musique.
Sentiment personnel que je suis en mal d’expliquer, de justifier. Qui remonte, peut-être, à ces Variations op. 31 de Schoenberg. Dont aucune interprétation, par quelque chef que ce soit, ne m'a jamais paru aussi intéressante que son analyse par René Leibowitz. Sentiment personnel, donc, qui renvoie, entre autres, à la question de l’appropriation. À ce qui, par exemple, fait que le "chef d’œuvre" d’un "génie" nous semble évidemment supérieur à l’œuvre inconnue d’un compositeur oublié. Alors que celle-ci n’est pas, intrinsèquement, inférieure à celui-là.
Vaste question.
d’un feuilleton l’autre 24/06/2009 - 17:48:29
feuilleton d’une année, intégrale des opéras de Haendel, 24 diffusés à ce jour, 13 écoutés, 11 manqués, retard à rattraper ; d’une semaine ou deux, Cardiff Singer of the World, écouté intégralement ; de deux semaines ou davantage, festival d’Aldeburgh, en cours ; de deux mois, Proms, à venir…
Intégrales, opéras que je n’aurais jamais entendus autrement, découverte de nouveaux chanteurs, de programmations originales. Tout cela, et bien d’autres choses encore, qui constituent la plus large, profonde, enrichissante des ouvertures sur le monde de la musique, sur BBC 3. De loin la radio musicale classique que j’écoute le plus. De loin la meilleure de toutes celles, principalement francophones et anglophones, qui me sont accessibles.
L’œuvre appartient à l’auditeur... 23/06/2009 - 14:21:45
"L’œuvre appartient à l’auditeur. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas de la science, même si c’est très savant, et que le sens de la musique, c’est son absence de signification [..] Il n’y a pas de signification, il y a toutes les significations possibles, avec autant d’écoutes [..] c’est une loi générale, c’est pour ça que c’est un art [..] Il n’y a aucune preuve, mais par contre il y a une vérité, exacte, la même que la vérité scientifique. Déjà dans le domaine du corps, de l’émotion, des idées, des associations, des images que provoque la musique, de la vitesse de défilement, de la pensée, de la sensibilité. [..] il y a une preuve dans l’appropriation par l’écoute, d’une vérité, de celui qui écoute la musique. [..] c’est ça la musique, et il n’y a aucune vérité autre que celle-ci, de l’auditeur en train d’écouter et de construire son monde." [Philippe Schoeller / France Musique, Miniatures, 16/06]
Des arts qui... 23/06/2009 - 09:20:44
Des arts qui voyagent/nous font voyager.
Reçu, dans le cadre d’un jumelage, un orchestre d’harmonie, hongrois, qui joue, superbement… des medleys de musique américaine et autres pièces relevant de cette "world music" là.
Vu, ces derniers jours au cinéma, une série de films* qui nous font voyager, du Japon en Palestine, de Roumanie aux Etats-Unis. Non qu’ils soient exempts de traces d’une progressive globalisation des esprits et des pratiques, mais tous continuent d'ouvrir à des cultures différentes.

*
Departures, film réalisé par Yojiro Takita (Japon)
Jaffa, film réalisé par Keren Yedaya (Palestine)
Piano Forest, film réalisé par Masayuki Kojima (Japon)
Boogie, film réalisé par Radu Munteanu (Roumanie)
Amerrika, film réalisé par Cherien Dabis (Palestine, États-Unis)
part of 22/06/2009 - 11:23:59
People always say, "It’s good to be a part of something bigger than yourself," but you already are. You’re part of huge thing. The whole of humanity. That’s enormous. But you couldn’t see it, so you pick what? An organization? A culture? A religion? That’s not bigger than you. It’s much, much smaller! [Steve Tolz, A Fraction of the Whole, page 533, dernier extrait de ce livre foisonnant, dont je viens d'achever la lecture.]
rdp2 02 21/06/2009 - 07:40:04
IMC Music World News #20/2009, revue de presse du 17 juin, où il est question de quelques sujets qui me tiennent particulièrement à cœur,
de ces lieux où s’invente la musique d’aujourd’hui, du Poisson Rouge, "the coolest place to hear contemporary music in New York", club de Greenwich Village "qui présente tous les styles de musique contemporaine". Un "multimedia art cabaret" fondé par le violoniste et compositeur David Handler et le violoncelliste Justin Kantor alors qu’ils étudiaient à la Manhattan School of Music, exaspérés par la "disposition traditionnelle du concert, avec son prêcheur et sa congrégation" : the club routinely attracts listeners curious about any kind of out-there contemporary music. […] Given the dismaying lack of knowledge about classical music among young audiences today, Le Poisson Rouge and similar alternative sites are making a virtue of necessity. If you program Xenakis and Schoenberg alongside indie rock and experimental jazz, you are inviting audiences to put aside preconceptions and respond instinctively to everything. […] at every concert I have attended at Le Poisson Rouge, the classical performers have seemed elated to be reaching new audiences in this unconventional and liberating setting. [Anthony Tommasini, Feeding Those Young and Curious Listeners / The New York Times (1)]

de ces points de vue d'où l'on avance, du chanteur Robin Pecknold, affirmant que le téléchargement lui a permis de découvrir une quantité de musiques auxquelles il n'aurait pas eu accès autrement, de créer une musique qu'il n'aurait pas composée. As much music as musicians can hear, that will only make music richer as an artform. [..] I think we're seeing that now with tons of new bands that are amazing, and are doing way better music now than was being made pre-Napster. [..] I've downloaded hundreds and hundreds of records - why would I care if somebody downloads ours? That's such a petty thing to care about. [..] I mean, how much money does one person need? I think it's disgusting when people complain about that, personally. [Ian Youngs, Bands 'better because of piracy' / BBC News (2)]

de l’évolution du monde, des réglementations qui peu à peu ferment l’Europe à toute expression culturelle venue d’ailleurs, touchant en Grande-Bretagne des artistes tels qu’Abbas Kiarostami, réalisateur iranien empêché de travailler personnellement à sa mise en scène de Così Fan Tutte à l’English National Opera, ou Allison Crowe, chanteuse canadienne retenue à Gatwick et refoulée. Incitant les Jeunesses Musicales Internationales – "Difficult, inflexible, and un-transparent visa procedures have led the music community to a crisis point. Many concert organizers are no longer able to take the risk in booking artists from countries where visas are required, knowing what issues may arise later when artists are blocked behind borders" (Blasko Smilevski, secrétaire général des Jeunesses Musicales Internationales) – à lancer une pétition. [Rosemary Bennett, Immigration rules threaten to destroy Britain's arts reputation / The Times, 03/06 ; Jeunesses Musicales Internationales, www.jmi.net (3)(4)]

d’argent, du manque d’argent, qui parfois aboutit aux mêmes conséquences que le refermement sur soi de l'Europe. Voir à ce sujet The Australian, qui relate la mésaventure survenue Black Arm Band, groupe d’Aborigènes qui, faute de l’argent nécessaire afin de monter son spectacle, n’ont pu répondre à l’invitation du Royal Opera House de Londres. [Corrie Perkin, Black Arm Band seeks help to fulfil its dream / The Australian, 13/06 (5)]

des pouvoirs de la musique, de ce que faire partie d’un chœur peut apporter à des enfants : “singing helped build their self-esteem and strengthen their discipline. Choir participation is very transformative in every aspect of their lives, and just remembering lyrics or their part of melody lines sharpens cognitive skills” (Beth Tibbs, Arizona Western College professor and director of the Yuma Youth Choir)
"Parents and educators were consistent and clear about the value of singing for youth. Yet whenever the economy is tough, the arts are the first to go and choruses are the first of the first.” (Ann Meier Baker, CEO of Chorus America)
"learning to read music, which is similar to learning a foreign language, develops connections in the brain that help improve every aspect in their education but particularly math. "When students are involved with music, they are less likely to be involved with gangs, alcohol or drugs [..] The more positive students can focus their energies, the more fulfilling their lives in which they contribute to a positive world. [..] But because of the slumping economy, many public schools are planning to downsize or eliminate choir and orchestra programs”[Tibbs]. Talk of taking away music education is almost criminal, she said.

L’auteur de l’article cite également le chiffre, impressionnant, de 42,6 millions, nombre d’Américains qui chanteraient dans un choeur. [William Roller, Music boosts students' success / YumaSun, 08/06 (6)]

Mais aussi
des conséquences, dont s’inquiète la SACEM, du retocage d’une partie de la loi Hadopi, sur la situation économique des créateurs, qui se détériore "de mois en mois". Sympa, la Sacem, non, de prendre ainsi soin des créateurs ? [Mi2n, The Law To Foster "The Broadcast And The Protection Of Creation On Internet" – SACEM's Reaction (7)]

des 450 millions de recettes générées par les festivals britanniques, les dix grands d’entre eux, au premier rang desquels celui de Glastonbury, générant plus de la moitié de cette somme. Revenu qui ne semble pas devoir être affecté par la crise, pour une raison propre à la Grande-Bretagne, la faiblesse de la livre, et pour d’autres, qui peuvent s’appliquer à d’autres pays : tendance des festivals à attirer un public plus jeune, déclaration d’intention des spectateurs de festivals, 10% envisageant d’y dépenser davantage qu’en 2008. [Mi2n, British Festivals To Generate £450m In 2009 (8)]

et de Nobuyuki Tsujii, 20 ans, premier pianiste asiatique, premier pianiste aveugle à remporter, le 7 juin, le Prix Van Cliburn. [AFP, 10/06 (9)]

(1) http://www.nytimes.com/2009/06/17/arts/music/17rouge.html?_r=2&ref=music
(2) http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/8097324.stm
(3) http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article6418997.ece
(4) http://www.jmi.net/newsletter/newsletter.php?nr=37&ID=9987
(5) http://www.theaustralian.news.com.au/story/0,25197,25628604-5013575,00.html
(6) http://www.yumasun.com/news/choir-50623-children-percent.html
(7) http://www.mi2n.com/press.php3?press_nb=120613
(8) http://www.mi2n.com/press.php3?press_nb=120606
(9) http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iSlMR4iWtIGjkkfSqwB9Q487T2Pg
Louis III 19/06/2009 - 13:53:42
Ce n’est pas tous les jours que l’on a quelque raison de se prendre pour une réincarnation de Louis II de Bavière, qui assistait seul au spectacle d’un opéra de Wagner monté spécialement pour lui. D’accord, il ne s’agissait me concernant que de cinéma, d’un film ayant obtenu des critiques plutôt médiocres. Mais le Japon, la musique... Je craignais – un film jeune public, programmé en temps scolaire, dans le cadre d’une grande manifestation culturelle – de ne pas trouver de place, résultat d’une collaboration avec les écoles.
Mais non, seul, entouré de 180 fauteuils vides. Et un film qui se laisse voir. [Piano Forest, de Masayuki Kojima, Piano Cinéma Festival, dans le cadre d’Europe XXL, Lille, Gare Saint Sauveur]
L'amour 18/06/2009 - 12:13:25
"L’amour donne une grande énergie, une énergie qui te remplit beaucoup. Et le théâtre, comme l’art en général, le rapport artistique, est aussi une grande énergie qui te remplit. J’ai senti que la seule façon, pour combler mes blessures, c’était de m’engager dans un voyage amoureux avec l’art. J’ai compris ensuite que cet amour-là est plus fidèle, parce que les autres amours se passent dans la tête, les émotions, les passions. Tandis que l’amour du théâtre, c’est un amour qui prend tout le corps. L’amour artistique est beaucoup plus complet." [Pipo Delbono / Arte Culture, 16/06]
3 B(eethoven) 17/06/2009 - 22:44:02


La boîte, bleue, est restée longtemps sur l’étagère, l’une des étagères où attendent, comme en une sorte de purgatoire, les cds et autres enregistrements "à écouter". Je suis venu à bout de la boîte, bleue, ou plus exactement de tout ce qu’elle contient que je ne connaissais pas. Aujourd’hui je connais – Ludwig Van Beethoven, Das Gesamtwerk (Cascade) – je connais "tout" Beethoven. Du "Chœur des derviches" (Ruines d’Athènes op. 113) aux Variations sur "Une fièvre brûlante", WoO 72, en passant par ces pièces qui m’ont le plus séduit, Pièces pour piano WoO 60 à 62 ou Préludes dans toutes les tonalités op. 39, où il semble que l’on perde pied. Charmes de l’intégralite.

Autre variation beethovénienne, perle contenue dans la maigre pêche tirée il y a quelques jours de la pâle émission des frères Poivre d’Arvor [1]. Beethoven avait un seizième de sang noir… un titre, une nouvelle …annonce le présentateur radio d’un programme de musique classique. Variation de Nadine Gordimer [2] où il est question d’un arrière-grand-père, blanc, venu en Afrique du Sud chasser le diamant et qui aurait pu, à cette occasion, hypothèse, avoir une aventure avec une Sud-africaine, noire ; du descendant de cette union qui, quelques générations plus tard, aurait un seizième de sang blanc. Inverse de Beethoven, en qui l’auteur ne va pas jusqu’à imaginer un autre Chevalier de Saint-Georges. "Toute la musique est métissage...", disait Justin Adams (voir précédemment).

[4]

"En 2000, le centre de San José consacré à Beethoven a examiné les cheveux du grand compositeur. […] les cheveux de Beethoven contenaient 80 fois plus de plomb que d’ordinaire. Le compositeur a probablement succombé à une intoxication au plomb. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il aimait un peu trop le vin. "Il buvait sans cesse du vin contenant du plomb. Ses médecins, son entourage, et même Beethoven lui-même, soupçonnaient que ses troubles de santé, et pas seulement ses problèmes d’audition, mais également ses maux de ventre, étaient liés au plomb. Et ce plomb venait du vin, car on s’en servait à l’époque pour le sucrer." (Prof. Reinhard Ludewig, Pharmakologe) Le sucre de plomb était la méthode la moins chère pour adoucir le vin. Mais le médecin de Beethoven pourrait également être jugé responsable de la disparition précoce du compositeur, car au XVIIIe siècle le plomb était utilisé par la médecine pour nombre de cures et de médicaments." [4]

[1] Arte, Horizons lointains, 11/06.
[2] Nadine Gordimer, Beethoven avait un seizième de sang noir, nouvelles, Grasset.
[3] "... die ferne Geliebte" (Lille, 19 juin)
[4] Arte, X:enius, 16/06.
un monde, une culture qui avance, un peu, beaucoup... 17/06/2009 - 13:57:34
Je n’ai ni vu ni entendu Hypermusic Prologue, d’Hector Parra, qui était donné dimanche dans le cadre d’Agora. Juste lu l’article que lui consacre Pierre Gervasoni – "chant, d'un lyrisme élégant mais passablement traditionnel [..] sonorités âpres et fugaces [..] scénographie rudimentaire [..] effet de distorsion propre à l'espace-temps" – qui me donne à penser que même dans l’un des meilleurs festivals français dédiés à la création, on ne franchit pas aisément le pas qui nous mènerait à une musique d’aujourd’hui. [Pierre Gervasoni, Musique de chambre pour particules élémentaires / Le Monde, 15/06]

Une même difficulté à avancer s’exprime chez Jack Lang. Chantre d’un âge d’or : "Sous Mitterrand [autant dire : sous moi], les droits des créateurs étaient intouchables." Qui oppose son, "mon" idée de la culture à la culture actuelle : "Mon idée de la culture est exigeante, elle s'oppose à la consommation immédiate." Unit loi Hadopi et prix unique du livre sous le signe du courage qu’il fallut à leurs promoteurs : "Il est logique qu'un texte d'un nouveau type soit un chemin de croix." Et conclue sur une affirmation dont chaque terme relève d’un parti-pris au service d’un système caduc : "Certains prônent une licence globale : l'internaute paie un forfait reversé aux auteurs. Mais cette licence compenserait de façon dérisoire [?] le pillage [?] ! Et notre système culturel s'écroulerait [?]. C'est pourtant ce système qui fait de la France un des rares pays au monde à avoir encore une riche production de films [?]." Ecroulement d’un système, émergence d’un autre, la vie, quoi ! [Jack Lang – "Ceux qui en prennent plein la figure, ce sont les créateurs", propos recueillis par Michel Guerrin / Le Monde, 15/06]

De culture nouvelle, celle qui, quoiqu’on en pense, dise, etc., est la culture d’aujourd’hui, il est largement question dans un article, passionnant, de Hubert Guillaud.
Question : Notre attention, notre concentration, notre mémorisation sont-elles transformées par le changement de support ? Sommes-nous aussi attentifs quand nous lisons sur écran que quand nous lisions sur du papier ? Les contenus s’adaptant au support, est-ce que le média, par ses caractéristiques propres, altère notre rapport à la connaissance ?
Contexte : "A chaque fois qu’apparaît un nouveau média, une nouvelle façon de distribuer le savoir et l’information, il se trouve quelqu’un pour crier à l’abêtissement des masses" (Luc Debraine )
Témoignages :
"[…] Je ne pense plus de la même façon qu’avant. […] Désormais, ma concentration commence à s’effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J’ai l’impression d’être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une épreuve. […] Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s’écoulant rapidement." (Nicolas Carr)
"La rapidité de la communication, la puissance des médias et la superficialité de nos écrémages sont toutes les produits de notre insatiable besoin d’information. Nous ne voulons pas seulement plus, nous avons besoin de plus. […] Nous avons besoin d’en savoir plus parce que nous avons à prendre plus de décisions : nous devons choisir notre propre religion, notre propre service de communication, notre propre service de santé." (Daniel Hillis)
"L’iPod et les MP3 ont enteriné le déclin des albums et la montée des Playlists, mais au final plus de gens écoutent plus de musique, et ça c’est bien." (George Dyson)
Après avoir perdu sa centralité, le monde littéraire perd maintenant sa mainmise sur la culture. "La crainte n’est pas de voir que les gens vont arrêter de lire Guerre et Paix (…). Mais qu’ils vont arrêter de faire une génuflexion à l’idée de lire Guerre et Paix." (Clay Shirky)
Certains films nous bouleversent plus que certains livres et certains documentaires savent nous apprendre et nous faire réfléchir autant que certains livres : "La lecture est un acte non-naturel, un truc que nous avons appris pour faire passer nos idées dans le temps et l’espace. […] Je pense, comme Georges Dyson, que les livres de connaissances sont des veilleries qui seront bientôt relégués dans la profondeur obscure des monastères et des moteurs de recherche. Cela me rend un peu triste et nostalgique, mais ma tristesse est tempérée par l’assurance que ce n’est pas le dernier ni le premier changement de format dans la manière dont nous accumulons notre sagesse." (Daniel Hillis)
Conclusion : Il est certain que si nous ne lisons plus les mêmes textes, plus avec les mêmes outils et plus dans les mêmes conditions, nous ne serons peut-être plus les mêmes hommes. Mais n’est-ce pas un peu le cas à chaque génération - qui se définit par le contexte qui les façonne mais aussi par leurs référents culturels et les technologies avec lesquels ils consomment les contenus culturels qui sont les leurs. [Hubert Guillaud, Le papier contre l’électronique : Nouveau support, nouvelle culture / Le Monde, 12/06]

Autres apports à un état des lieux de la culture, ces jours-ci dans Le Monde : le résultat d’une étude d’Emmanuel Négrier sur les festivaliers [Michel Guerrin, Qui sont les festivaliers ? / 12/06] et un autre regard sur l’évolution de la culture, à partir de la notion d’événementiel [Yves Michaud : "Nous vivons dans le culte de l'événementiel", Propos recueillis par Odile de Plas et Michel Guerrin / Le Monde, 12/06]
Tout ce que tu fais 17/06/2009 - 08:42:47
"Tout ce que tu fais signifie, même si tu veux pas." [Luciano Berio, cité par Luca Francesconi / France Musique, Miniatures, 10/06] // Désormais, dans toutes les mains, des téléphones portables filment la moindre scène des manifestations anti-Ahmadinejad en Iran. Des scènes qui, comme cette manifestation de médecins, se retrouvent presque instantanément sur des sites Internet d’échange de vidéos comme YouTube ou Dailymotion. Dans un pays où la télévision officielle est tenue en laisse et où les reporters étrangers ont reçu l’interdiction de sortir dans la rue, ce sont les nouveaux médias qui offrent un espace de liberté aux Iraniens. Sur Facebook, sur Twitter, les 23 millions d’internautes du pays s’échangent les mots d’ordre, les images, les horaires et les lieux de manifestation. "C’est absolument sans précédent. Si quelqu’un est tué dans une manifestation, immédiatement l’image est diffusée sur le net, dans le monde entier. Ce qui appelle une réponse de la communauté internationale, mais aussi mobilise les Iraniens eux-mêmes." (Baqer Moin, ancien journaliste de la BBC Iran) [France 2, Journal, 17/06]
L│É 16/06/2009 - 21:51:35
29/12/08 15:48
12/01/09 13:13
06/04/09 03:36
04/05/09 03:43

10/07/09 11:32
10/08/09 03:04
18/08/09 00:51
Toute musique 16/06/2009 - 09:33:22
"Toute la musique est métissage. Chacun le fait à sa façon. Quand j'écoute Elvis Presley, j'y entends de la musique noire, du blues, du country and western, dans lequel je perçois des caractères musicaux d'Ecosse, d'Irlande, d'autres endroits d'Europe. Dans chaque musique, on peut trouver des éléments d'ailleurs." [Justin Adams / Le Monde, 15/06]
La musique 15/06/2009 - 09:06:50
"La musique, comme si elle n’avait pas besoin de mon corps pour être perçue…" [Olivier Germain-Thomas, Mosaïque du feu, page 76] // "L’iPod et les MP3 ont enteriné le déclin des albums et la montée des Playlists, mais au final plus de gens écoutent plus de musique, et ça c’est bien." [George Dyson, cité par Hubert Guillaud dans un article* intitulé "Le papier contre l’électronique : Nouveau support, nouvelle culture" / Le Monde, 12/06]

* article passionnant, j'y reviendrai.
rdp2 01 13/06/2009 - 21:02:31
Il est entre autres question, cette semaine dans la revue de presse de l’IMC – IMC MUSIC WORLD NEWS #19/2009, datée du 10 juin – de perfect pitch, de mindfulness, du clarinettiste Stanley Drucker, de la League of Composers, de Joujouka, de festivals européens et de mécénat.
D’oreille absolue : "researchers at the University of California at San Diego have found that perfect pitch is significantly more common among fluent speakers of Mandarin, Cantonese, Vietnamese and other languages that use tone to distinguish between words." (Chinese have head start in perfect pitch league / The Sydney Morning Hearld, 05/06 (1)]
Du fait d’être attentif : "concept of mindfulness, the practice of staying acutely aware of what is happening in the present moment [..] of mindful music-making […] attempting to recreate an "ideal" performance proved somewhat stultifying, while staying on the lookout for new nuances was clearly liberating […] (When Russell told) a whole group of people to essentially do things their own way — subtly different, but still their own way - you ended up with a superior group performance, […] Many businesses are afraid to give employees this kind of control. But if they did, more often than not, you'd end up with a coordinated effort." [Tom Jacobs, The Marriage of Mozart and Mindfulness / Miller-McCune (2)]
De Stanley Drucker, clarinettiste solo du Philharmonique de New York, qui s’apprête à prendre sa retraite, à l’âge de… 80 ans : "The secret to playing all these years, Mr. Drucker said, was keeping things fresh.“You have to be driven,” he said. “You want it to have meaning. You just don’t rest on your laurels. You try to be new and edge-of-chair.” That involves reaching into the “memory bank” of past performances and always trying to improve." [Daniel J. Wakin, Ending a 60-Year Gig at the N.Y. Philharmonic / The New York Times, 05/06 (3)]
De la Ligue des Compositeurs, branche américaine de l’International Society for Contemporary Music, Société Internationale pour la Musique Contemporaine, et de David Gordon, son nouveau président : "He likens his programming philosophy to presenting audiences with a varied menu. “My thought is that if I didn’t know anything about new music but I went to a concert and found one thing I liked,” he said, “then maybe I’d go to another concert of that kind of music.”[…]" [Lara Pellegrinelli, Modernists Commission Their Future / The New York Times, 07/06 (4)]
De village marocain de Joujouka, haut-lieu de la musique de transe soufie qui, durant des dizaines d’années, attira les contestataires et autres chercheurs de sonorités nouvelles, Paul Bowles, William Burroughs, Brian Jones. Et où se déroule ce mois-ci un festival. [Mark Paytress, Take me into insanity / the Guardian, 29/05 (5)]
De festivals européens, de leur fréquentation et de ce qu’il en coûte au spectateur souhaitant acheter un pass : [Europe's summer festivals by the numbers / Reuters, 09/06 (6)]
De mécénat, après que le Directeur (sur le départ) du Southbank Centre eut qualifié de "bâtards" les leaders du monde des affaires. La situation n’étant pas pour autant catastrophique outre-manche, pas encore, en tout cas : "the latest figures show corporate contributions down 7 per cent, individual giving was up a staggering 25 per cent, so that overall sponsorship of the arts was actually up by 12 per cent." [Simon Tait, Has business deserted the arts? / The Independent, 10/06 (7)]

(1) http://www.smh.com.au/world/chinese-have-head-start-in-perfect-pitch-league-20090526-bm9g.html
(2) www.miller-mccune.com/culture_society/the-marriage-of-mozart-and-mindfulness-1274
(3) http://www.nytimes.com/2009/06/05/arts/music/05druc.html?_r=2&ref=music
(4) http://www.nytimes.com/2009/06/07/arts/music/07pell.html?ref=music
(5) http://www.guardian.co.uk/music/2009/may/29/master-musicians-joujouka-festival-morocco
(6) http://www.reuters.com/article/musicNews/idUSTRE55808620090609
(7) http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/music/news/has-business-deserted-the-arts-1700876.html
mélange XX(X)L 13/06/2009 - 13:54:11
"Nous sommes un peuple très intelligent, mais il reste à trouver les bons dirigeants. Et ce pays est génial." (Angelina N Sithebe, écrivaine sud-africaine / Arte, Horizons lointains, 11/06) // "Quand un homme s’exile, il perd sa place dans le monde." (Jean-Paul Sartre, cité par Nadine Gordimer, écrivaine sud-africaine / id.) // Les jeunes écoutent des musiques extrêmement difficiles, plus difficiles même que la musique contemporaine, donc c’est une question d’ouverture à l’écoute, qui ne soit plus enfermée dans une salle, dans des limites temporelles données. (Luca Francesconi, compositeur italien / France Musique, Miniatures, 05/06 ; propos légèrement mis en forme)

Aussi entendu, Hollis Taylor, violoniste et compositrice australienne. Aussi passionnante lorsqu’elle réécrit les partitas de Bach, transmue les chants d’oiseaux, mêle violon traditionnel et choral luthérien, ou, avec Jon Rose, violon et fil de fer barbelé. (ABC Classic FM, New Music Up Late, émission à écouter sur le site de la radio, pour quelques semaines encore, 06/06)

Vu "le" film. Dont je ne discuterai ni les objectifs, ni le fait qu’il les atteigne ou pas, mais les moyens. Faut-il, et dans ce cas pour quelle raison, formater à ce point ce qui nous est donné à voir – images uniformément jolies – et à entendre – commentaire ne se départant pas une seconde du ton des voix off qui accompagnent les sujets des journaux télévisés ? Sorte de plus petit dénominateur commun, permettant de faire avaler le message à un maximum de personnes ? le produit à un maximum de consommateurs ? Ou incapacité du réalisateur à utiliser une palette plus large, qui lui permettrait de mieux exprimer le réalité, et de donner plus de force à la réflexion qu’elle lui inspire ? (Yann Arthus-Bertrand, réalisateur français, Home)

Et, le meilleur des films vus ces derniers jours, sorte de Six Feet Under à la japonaise, assaisonné d’une bonne dose de comique. (Departures, de Yojiro Takita, réalisateur japonais)
barbus érudits 11/06/2009 - 07:38:18
"Lamarche-Vadel accuse l'amour national pour "les voies régressives (...) d'un patrimoine sur lequel s'accumulent contrefaçons et mimiques". C'est toujours vrai." [Philippe Dagen, Bernard Lamarche-Vadel, la flamboyance d'un regard / Le Monde, 01/06] // "En France, un musée ou un opéra ne peut pas mourir, aux Etats-Unis, si. Mais attendez quelques mois. On va voir ce qui va se passer en France..." [Frédéric Martel / Le Monde, 04/06] // "il est effectivement fort possible que le processus d’émancipation, de partage et de libération de nos savoirs et compétences, tel qu’on le voit à l’oeuvre sur l’Internet, dessine effectivement les prémices d’un “nouveau monde“, moins hiérarchisé, moins contrôlé “par en haut“, et donc forcément plus démocratique et “par le bas“." [Jean-Marc Manach, La vie privée, un problème de vieux cons ?, Le Monde, 08/06] "la démocratisation de l'accès à l'information et à la culture que permet Internet effarouche le pouvoir, tout comme les barbus érudits du XVIè siècle voyaient dans le livre imprimé alors naissant un instrument de perversion et de décadence de la société. Cette inquiétude se manifeste au travers de lois de plus en plus répressives et amenant au contrôle total du réseau. Pour le bien et la protection de tous, naturellement. [Nicolas Germain / Chronique d’abonnés, Le Monde, 08/06]
Et après... 10/06/2009 - 07:56:00
Et si c'était vrai Je reviens te chercher Je vais te manquer La Prochaine fois Le Premier Jour Mes amis, mes amours Ne te retourne pas Où es-tu ? Parce que je t’aime Que serais-je sans toi ? Quelque chose à te dire Sauve-moi Sept jours pour une éternité Seras-tu là ? Tellement proches Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites Vous revoir… Tous ces livres, films dont le titre dit tout, ou rien, tout du rien qui attend le lecteur, le spectateur. Et explique en grande partie le succès commercial de ce qu'il désigne.
pour infos 09/06/2009 - 23:36:19
Les extraits de la presse internationale qu’il m’arrive de reproduire ici, proviennent le plus souvent de la revue de presse de l’IMC, Conseil International de la Musique, émanation de l’UNESCO. Mine d’informations concernant la marche musicale du monde, suscitant, stimulant la réflexion.

Ainsi lorsque, dans la livraison la plus récente (18/2009, du 3 juin 2009), il est question du Kronos Quartet, ajoutant à ses cordes le fil de fer barbelé, dont un compositeur australien, Jon Rose, a exploité le potentiel musical, "sonically there was nothing like it", autant que symbolique. "There's a lot of tragedy in the world and a lot of happiness. Our concerts need to cover the expanse of human emotion." (David Harrington, violoniste du quatuor) ; "making music from fences is about finding beauty in extreme ugliness” (Jon Rose) ; "always keep your ears open. Remember the world is your instrument and always be available and open to being inspired." (David Harrington) [Helen Pitt, Sonic adventures / The Sydney Morning Herald, 30/05 (1)]

Ou de Haydn, l’un de ces grands artistes que distingue “an open mind and the desire to explore possibilities.” Exemple à partir duquel l’auteur de l’article, par ailleurs compositeur, développe une réflexion éclairant l’état actuel de la musique “classique” : "Sadly, today's orchestras tend to perform Haydn's more commercial pieces rather than honour his pioneering spirit. If one were to tally up the classical music performed across the world every year, it would appear that Western art music resides in a TARDIS [Wikipedia : Le TARDIS est une machine à voyager dans le temps et l'espace dans la série britannique de science-fiction Doctor Who. Son nom est l'acronyme de Time And Relative Dimension In Space (ou Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale)] with its controls jammed on 18th-century Vienna. I'm not saying we should stop playing Haydn's music but it's time to take a different approach in our concert halls and show the breadth of musical innovation, not only of Haydn's century but our own. Fundamental to this goal is a broader definition of composition: embracing the entire palace of organised sound, not just a narrow corner. If we truly want to honour Haydn, we would wholeheartedly engage with contemporary possibilities, contextualising them alongside the pioneering work of the composer and his friends. Music presenters and educators are turning their back on Haydn's legacy by failing to properly address forms of music-making beyond the known and saleable. This is bizarre, as the men from an earlier age who we deify were fiercely exploratory. Music is the only art form with such a disconnect between historical innovations and contemporary practice. Haydn, Mozart and Beethoven, headless or not, would be turning in their graves at the idea of music two centuries old being reproduced, ad infinitum. Aesthetically speaking, we are still picking at their bones." [Anthony Pateras, Embrace Haydn, innovator and creator of music fit for a banquet / The Australian, 29/05 (2)] La vie, l’avenir de la musique, de quelque musique que ce soit, est indissociable de cette capacité de ceux qui la produisent à innover. La musique "classique" a, du fait de l’action cumulée de compositeurs isolationnistes et d’interprètes paresseux, perdu peu à peu de sa fécondité. Le présent article est l’un de ces signes d’un retournement possible et peut-être en cours, qui, s’opposant à l’évolution politico-économique actuelle du monde, redonnerait vie à cette musique.

Aussi lu, un article d’Andrew Clark qui traite du goût en musique, de son évolution, de celle de nos pratiques : "Taste in classical music is a highly complex reaction involving what audiences hear and respond to, what orchestras, conductors and soloists enjoy playing, and what happens to be available. A century ago people only heard the live music of the day. They listened in the concert hall or bought a piano score and played it at home. There was a single tradition, which was subject to accretions that were rejected or developed, and which then moved on. It was like a corridor with a few rooms off to the side. Today we live in a house of many floors, accessible to everyone." Cite Nicholas Kenyon, directeur exécutif du Barbican Centre, ou Jessica Lustig, co-fondatrice de 21C Media Group, agence new-yorkaise de conseil en art : "You have to distinguish between the outer shell – the marketing and presentation – and the heart of it, the soul of the musical experience that the performer transmits to the listener. That part doesn’t change much, The effectiveness of this communication has little to do with the outer shell, apart from encouraging people to come into the hall who might not otherwise do so.” S’appuie également sur une étude de l’évolution de la programmation des Proms depuis leur creation, et conclue : "So, yes, change is happening faster in classical music than it did in the past, but still nothing like as fast as other forms of culture. There are continuities in classical music that we value and respect, and which make it relatively immune to short-termism. In that sense classical music remains deeply unfashionable. That’s why it has lasted. " [Andrew Clark, Is classical music trying to be fashionable? / Financial Times, 29/05 (3)]

Un autre, où, cherchant à contrer une affirmation de Rupert Christensen – "My conclusion is that opera has less and less to say to teenagers: it remains an art form that people come to appreciate later in life, and it may be better just to accept this and stop trying to sell it to the young like a salutary dose of cod liver oil." – Anne Midgette use d'arguments que je trouve peu convaincants : l’opéra serait quasiment écrit pour les jeunes, mettant en scène des jeunes il leur parlerait directement, beaucoup d’amateurs d’opéra y serait venus tôt, l’opéra serait largement issu d’une culture populaire, etc. [Washington Post, 28/05 (4)]

Aussi, un article de fond sur Charles Ives (5), un second sur l’intérêt de remplir un piano de balles de ping pong (6), et un troisième sur les Classical Brits (7). Entre autres…

(1) http://www.smh.com.au/news/entertainment/music/sonic-adventures/2009/05/29/1243456726967.html
(2) http://www.theaustralian.news.com.au/story/0,25197,25552057-5013575,00.html
(3) http://www.ft.com/cms/s/2/0d850256-4bdf-11de-b827-00144feabdc0.html
(4) http://voices.washingtonpost.com/the-classical-beat/2009/05/opera_young_at_art.html
(5) http://www.slate.com/id/2218031/
(6) http://www.guardian.co.uk/music/musicblog/2009/may/29/pimp-my-instrument
(7) http://www.musolife.com/balsom-dudamel-and-ibragimova-successful-at-classical-brits.html
une performance ? 09/06/2009 - 00:18:45
Lille, Gare Saint Sauveur, samedi, peu après 17h. Je viens de pénétrer dans la yourte de Denis Simachev, je commence à prendre quelques photos…

... quand un gardien nous invite à sortir. Des "personnes importantes" arrivent. Un peu plus loin, c’est l’accès à la Camera lucida, installation de Dmitry Gefland et Evelina Domnitch, qui est interdit. On attend une "visite officielle".
Une autre proposition de Lille 3000 ? prélude au "dîner-performance" auquel j’assisterai un peu plus tard ? clin d’œil aux pratiques de l’ex-Union soviétique, parade carnavalesque dont les participants auront échangé leurs têtes contre celles, ensorisées, de Lénine, Staline, Khrouchtchev, Gorbatchev et autre Poutine ?
Non, juste la nomenklatura lilloise qui passe, endimanchée, encoconnée, passe.
I'm just 08/06/2009 - 13:39:50
"I’m just rearranging what exists. I don’t flatting myself that I’m inventing something completely new to the world. I think we are all busy rearranging what exists, playing around with cultural building blocks. It’s how we personally rearrange our vision of the world, what choices we make, or don’t make, that leads to an interesting and personal musical composition, or a personal contribution to life." (Richard Ayres, compositeur / BBC 3, 06/06) // "La question du public ne m’intéresse pas. Je fais des films pour moi-même." (Andrei Zviaguintsev, réalisateur / Cinéma russe, une nouvelle vague slave, doucmentaire de Svetlana Klinyshkova / Canal+ Cinéma) // "ma vie est comme un fleuve. À chaque tournant, je vois une nouvelle histoire, de nouveaux signes. La culture et l’histoire, je vois tout ça. L’effort de refuser les solutions évidentes et faciles, je le ferai toujours." (Alexandre Sokurov, réalisateur / id.)
ouvrir une partition 03/06/2009 - 07:52:19
"Ouvrir une partition qu’on n’a jamais entendue et pour laquelle on n’a aucune référence, ça reste pour moi toujours un très très beau moment." [Lorraine Vaillancourt / France Musique, Miniatures, 29/05]
rengaines 02/06/2009 - 13:54:15
Bizet au programme des derniers concerts de la saison de l’Orchestre national de Lille. Bizet au programme du prochain enregistrement de l’Orchestre, Clovis et Clotilde, vingt ans après le premier enregistrement de la même œuvre par le même orchestre. La saison prochaine, Carmen. "Et pour la saison 2010-2011, Bizet sera encore inscrit au programme." [révélations du directeur artistique délégué de l’ONL, en page 16 de 20 Minutes, édition lilloise du 25 mai] // 295 000 visiteurs + 118 900 spectateurs + 210 000 participants à la parade = 624 370 ! 624 370 personnes ont, à ce jour, participé à Europe XXL ! Et ce n’est pas fini ! Pour son directeur, Didier Fusillier, l’édition 2009 est une réussite, et les Lillois apprécient. "Le public adhère ! Martine Aubry me dit qu’elle ne reçoit que des échos positifs…" [Nord Eclair]
un dimanche à la plage
Beaufort 03, épisode 2 : Knokke-Bredene.
01/06/2009 - 09:22:15

Leonor Antunes (1972), Discrepancies With Villa Teirlinck (Knokke).
Jan Vercruysse (1948), Labyrinth and Pleasure Garden # 23 (Knokke).
Peters Rogiers (1967), A Fisherman’s Friend (Knokke).
Giuseppe Gabellone (1973), Untitled (Zeebrugge).
Luc Deleu (1944), Orbinao/Orban Space (Zeebrugge).
Liam Gillick (1974), 24/7TM Kiosk (Zeebrugge).
Lothar Hempel (1966), Ikarus (Blankenberge).
Robert Kumirowski (1974), The Facade (Blankenberge).
Thomas Houseago (1962), Untitled (Red Man) (Blankenberge).
Mathilde Rosier (1973), Une Chambre à la Mer (Wenduine).
Daniel Buren (1938), Le Vent souffle où il veut (De Haan).
Brigada Ramona Parra, Saqueando nuestra histora (De Haan).
Niek Kemps (1952), Albedo (Bredene).
Sterling Ruby (1972), Unhabitat 1 (Bredene).
Louis de Cordier (1978), Metatron (Bredene).


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